Une peinture moderne

Vigueur et sensibilité

« L’activité de Louise Morel s’inscrivait aux côtés de Marcel Sahut, qu’elle avait épousé en 1920, dans ce grand mouvement artistique d’ailleurs très aidé alors par le nouveau conservateur du musée de peinture de Grenoble Andry-Farcy, c’est-à-dire l’art moderne dauphinois. Ils avaient tous les deux organisé le Salon de l’Effort qui devint le Salon de Grenoble, en liaison avec tout un mouvement culturel. Chaque année ce salon de Grenoble réunissait un grand nombre d’artistes, et parmi les invités certains  venaient de Paris, en particulier les Fauves. Il faut dire qu’Andry-Farcy était lui-même un Fauve, par son tempérament !
Maurice de Vlaminck, André Derain, Chaïm Soutine, Othon Friesz vinrent participer à ce mouvement pictural particulièrement vivant, ainsi que Modigliani et Fujita en 1936 » .

Les traits vigoureux de ses paysages, les accents expressionnistes des ciels tourmentés, les compositions « cézanniennes »  des vues urbaines, le symbolisme des natures mortes donnent à Louise Morel une place incontestable dans l’art moderne du XXème siècle.

Les thèmes favoris de l’artiste

Pour respecter le parcours qu’André Sahut-Morel avait lui-même fixé, on pénètre dans les différentes salles, les chambres, les salons , on passe par les couloirs, on monte à l’étage, dans les combles… La visite n’est ni chronologique, ni thématique, mais on retrouve partout les thèmes favoris de Louise Morel:

Les paysages , de Provence, d’Espagne, d’Afrique..,

vues par une fenêtre ouverte , sur les toits de Grenoble ou de Paris,

sur la Chartreuse ou le Grésivaudan…

les portraits, les nus,

les natures mortes et les bouquets.