L’avenir des hameaux

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Le hameau, qui est une forme d’habitat ancienne, est un élément remarquable du paysage, un héritage laissé par les populations qui ont construit Saint-Ismier.
Mais le hameau n’est pas un monument historique à conserver, c’est un lieu de vie, et comme tous les lieux de vie, il suit l’évolution des conditions de vie. La problématique est donc délicate : comment sauvegarder ce patrimoine tout en s’adaptant à l’évolution des modes de vie, de l’économie, de la demande en logements ?
C’est la paysannerie qui a créé les hameaux en s’adaptant au terroir pour répondre aux besoins de l’économie vivrière.

Aujourd’hui, des besoins nouveaux apparaissent, d’autre ont disparu ; les terres agricoles sont plus ou moins délaissées, une population nouvelle s’installe : les «rurbains » : ils y habitent, mais n’y travaillent pas. Cette modification des besoins et des pratiques implique des contraintes : par exemple, le potager est devenu parking, mais tous les habitants ne disposent pas de parking. On circule très mal dans les rues étroites, les maisons étant très proches les unes des autres, la promiscuité peut être problématique. Les ouvertures sont petites, les logements manquent de lumière. Sans travaux d’isolation, les maisons sont froides l’hiver…

Le financement des travaux n’est pas toujours supportable par les familles qui vivent là depuis plusieurs générations, descendant des anciens paysans.

Les travaux risquent de « défigurer » les maisons anciennes ; par exemple des grandes baies vitrées sous linteaux de béton remplacent les fenêtres étroites à linteaux de pierre.

La question se pose : le hameau supportera-t-il de telles transformations ? Conservera-t-il son charme, son identité ?

Une autre question se pose : L’urbanisation entrainant l’imperméabilisation des sols, n’est-ce-pas un danger en cas de fortes précipitations ? Les inondations catastrophiques à répétition dans les Alpes maritimes en 2015 peuvent se reproduire partout où un versant est exposé aux intempéries.

Face aux contraintes des habitants il est donc indispensable d’adopter des mesures pour la conservation et la valorisation, sans déroger aux nécessités de l’urbanisation.

Pourtant les solutions existent, même le cadre réglementaire le permet. Il faut juste la volonté de faire.

Les outils dont dispose la commune pour l’examen des permis de construire depuis le 24 mars 2014 sont:

– Les règles de hauteur, le gabarit,le volume, l’emprise au sol, ou l’implantation par rapport aux limites séparatives.

Dans le code de l’urbanisme, il y a encore des textes réglementaires protégeant la qualité architecturale et paysagère.

Il y a bien des volontés particulières, des habitants ou des architectes soucieux de la qualité à préserver, qui choisissent de leur propre chef des solutions harmonieuses de réhabilitation du bâti ancien.

Le rôle des associations aussi est important : Ce sont elles qui généralement tirent la sonnette d’alarme, et s’efforcent d’agir pour la sauvegarde du patrimoine.

Quelles pistes proposer pour prendre en compte la valeur patrimoniale des hameaux ?

Dans l’ensemble des dispositions du plan local d’urbanisme il est possible d’inscrire des périmètres de sauvegarde ou les règles de construction sont différentes des autres zones urbanisées. Mais ce n’est pas un périmètre de « conservation » qui fige le secteur, car encore une fois, le hameau est un lieu vivant, avec ses habitants.

Ces règles garantissent la valeur architecturale jusque dans les détails de toitures, de façades, d’ouvertures, de matériaux, dans les cas de réhabilitations comme dans les constructions nouvelles.

Nombreux sont ceux se sont contentés du magnifique cadre du Grésivaudan ; il faut reconnaitre que les habitants du Grésivaudan sont gâtés par la nature: la splendeur des hautes montagnes, en particulier la chaine de Belledonne, est souvent l’unique argument avancé lors des transactions immobilières. La conséquence est l’absence de considération pour la qualité des « villages » où les constructions anarchiques ont peu à peu dégradé les espaces naturels.

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