L’ancienneté

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« Pour identifier les hameaux du Grésivaudan au Moyen Âge, nous disposons d’un document exceptionnel rédigé en 1339 : c’est une liste des noms des lieux-dits du Grésivaudan, dressée moins de 10 ans avant la grande épidémie de peste noire en 1348 qui a vu disparaître en Europe et donc en Grésivaudan comme ailleurs entre un tiers et la moitié de la population. Donc elle exprime une occupation du sol à une époque de maximum démographique. Le monde rural à cette date est en effet « plein comme un œuf » on utilisait le terrain partout où l’on pouvait. Et eut égard aux productions agraires de l’époque du milieu du XIVe siècle, le monde rural est à saturation. La grande peste à d’ailleurs emporté une grande partie de la population parce qu’elle était fragilisée par la sous-alimentation. » Annick Clavier, Conservatrice du Patrimoine de l’Isère (extrait du colloque sur les hameaux du Grésivaudan, Pontcharra 2013)

Humbert II, après le décès de son fils en 1335, songeait à céder ses états puisqu’il n’avait plus d’héritier.
En 1338-39 c’est au Pape Benoît 12 qu’il envisage d’inféoder une partie du Dauphiné et c’est ce projet de cession qui justifia à la réalisation d’une grande enquête sur le territoire du Dauphiné afin d’en connaître la valeur. En étudiant la composition des « feux » (foyers),  on obtient la liste des hameaux dans chaque paroisse.

Saint-Ismier qui dépendait du mandement de Montbonnot où était le château delphinal (aujourd’hui disparu) constituait la communauté la plus importante du mandement . Les seigneurs du lieu étaient la famille d’ Arces.

Aux 17ème et au 18 ème  siècles, des nouvelles constructions s’élèvent à Saint-Ismier:  les résidences d’été des membres du Parlement puis des bourgeois et négociants de Grenoble. Ces demeures construites auprès de maisons fermières plus anciennes ont été souvent entourées de murs formant des clos d’un ou plusieurs hectares de vergers et de vignes transformés progressivement en parcs au 19ème siècle, après la crise du phylloxéra.

Il faut noter que la commune, comme dans quasiment tout le Grésivaudan, ayant été en permanence habitée dans son histoire, les constructions « d’origine » sont très rares, car on n’a cessé de construire et reconstruire au même endroit. Seuls les châteaux ou maisons abandonnées peuvent garder leur aspect d’origine, à moins qu’ils n’aient servi de carrières de pierre toute taillée.

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