16 hameaux

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le cadastre parcellaire de Saint-Ismier, créé en 1811, après la décision prise par Napoléon 1er en 1807 de compléter son code civil par un cadastre parcellaire, découpe le territoire de la commune de 14,9 hectares en  hameaux qui gardent leurs anciens noms.

la plupart des maisons figurant sur ce plan (environ 277) sont toujours visibles actuellement, même si beaucoup sont transformées ou restaurées.

Ci-dessous trois exemples de hameaux dans la partie amont du coteau

servage
centre
poulatière

et ci-contre, deux exemples dans la partie aval:

les-semaises
marechaux-pageonniereB

Sur le cadastre napoléonien, certains hameaux, comme les Semaises ou les Poulets, sont en réalité constitués de plusieurs hameaux. Un noms a disparu : « le Platre » entre le Mas et Gueydan. Quant au « Rivet » au-dessus du Millet, il s’agit du « Civet ».

Quelle est l’origine des noms des hameaux?

La végétation , pour le Fangeat ou  la topographie, pour le Crêt de chaume, et l’origine historique de la  construction pour la Bâtie.

Mais les toponymes les plus nombreux hameaux proviennent des noms des  familles qui se sont installées sur les terres : Les Massons, les Varciaux, les Bouts, les Poulets…

Leur situation

La « ligne » de hameau la plus dense est celle qui suit l’ancienne voie romaine, du Servage aux Poulets, en passant par Gueydan, les Bouts, le Rozat.

Mais même sur cette ligne, il y a des zones de cultures entre les groupes de maisons.

Les hameaux sont en effet  bien distincts les uns des autres, les maisons étant groupées le long de la route ou du chemin; car dans la majorité des hameaux, les maisons s’élèvent « en limite », afin d’économiser au maximum les terres pour les cultures.

Dans la plupart des cas aussi, les parcelles sont petites : il arrive d’ailleurs que les propriétés ne soient pas d’un seul tenant. (mariages, successions, échanges..) En effet jusqu’à la Révolution la grande propriété domine. Les grands propriétaires louent en fermage les parcelles aux paysans. La Révolution a démembré plusieurs vastes domaines, les paysans autrefois fermiers ont pu racheter des parcelles, la petite propriété, et même la très petite propriété va se généraliser dans tout le Grésivaudan.

Les 16 hameaux anciens toujours distincts aujourd’hui :

Servage, Mas, Gueydan, Crêt de Chaume, Massons, Millet-Civet, Église, Rozat, Bouts, Varciaux, Poulatière, Maréchaux, Pageonnière, Fangeat, Bârie, Semaises.

Ils sont dispersés sur tout le territoire de la commune, de la limite de la forêt de Chartreuse jusqu’au méandre de l’Isère.

Partout ils présentent leurs caractéristiques architecturales et paysagères témoins du passé de la commune, ces caractéristiques qui leurs confèrent une identité qui est propre à chaque commune du Grésivaudan.

L’urbanisation du 20ème siècle s’est faite au contraire sans lien avec le contexte économique ou historique du lieu, sans caractère identitaire .

Les caractéristiques des  hameaux de Saint-Ismier

Le territoire de Saint-Ismier occupe une partie du cône de déjection du Manival; en conséquence, les hameaux sont implantés sur une pente:

Les maisons, groupées, sont  visibles d’en bas ou d’en haut, et le hameau apparaît dans sa globalité, la pente lui confère un espace.

La vue du haut donne aux toitures un rôle important : on parle de 5ème façade.

La pente permet à l’eau de couler et de resurgir ; ainsi les fontaines, bassins, caniveaux, sont partout dans les hameaux:

La pente est aussi malheureusement responsable de plusieurs glissements de terrains qui ont marqué l’histoire de Saint-Ismier.

Les maisons construites à flanc de coteau étaient encastrées à moitié dans le sol, suivant le tracé naturel de la pente . L’habitat traditionnel s’est si parfaitement intégré à la nature qu’il constitue un élément à part entière du paysage.

DSC_0032

La plupart des maisons  sont alignées le long de la route, d’autres sont en retrait, devant une cour ou un petit espace privé. La polyculture multipliait les bâtiments, granges ou autres, qui étaient alors dispersés .Puis les maisons se transforment, le cellier devient cuisine, il est prolongé par d’autres pièces. Et à partir du 18ème siècle apparaissent des façades harmonieuses aux ouvertures cintrées, aux portes fenêtres ouvrant sur le jardin. 

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