L’église

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Au Moyen Age les paroisses se sont constituées aux points d’habitat qui occupent les positions les plus favorables, le long de la vallée, à mi-pente, compte tenu aussi des facilités d’accès.
Les documents les plus anciens se reportant à un réseau paroissial sont dans le cartulaire de St Hugues, évêque de Grenoble, rédigé vers 1100. Ce réseau s’est maintenu, presque inchangé, jusqu’à nos jours.
Une seule abbaye existait dans toute la vallée (l’abbaye des Ayes), mais il y avait 9 prieurés. Les plus anciens ont été crées par l’abbaye de Cluny, et à partir de l’épiscopat de St Hugues (1082-1132), ce sont les évêques qui contrôlent l’implantation monastique, par des relais et surtout celui de St Martin de Miséré de Montbonnot : trois prieurés et plusieurs paroisses.
Malgré les ravages des guerres de religion et de la Révolution (vente des biens de l’Eglise), la plupart des églises restèrent dans leur état médiéval jusqu’au milieu du 19ème siècle. Un très grand nombre d’églises furent en effet détruites au 19ème siècle ou tombèrent en ruine sans être restaurées.
L’église de St Ismier est une des rares qui ait conservé des parties importantes remontant au Moyen Age, et s’affirme comme l’édifice religieux le plus ancien du Grésivaudan.
Rien de son histoire ne nous a été transmis par des textes.
On sait qu’à la fin du 11 ème siècle existait déjà ici une église paroissiale dédiée à Saint-Ismier, incluse dans la dotation du couvent de St Martin de Miséré. Mais il est probable que la fondation de l’église soit plus ancienne ; Hippolyte Muller a en effet découvert des sépultures du haut Moyen Age à La Bâtie. La légende établit la fondation de l’église au moine Imérius au 7ème siècle.
année 60/70. avant travaux
Le portail, du 12 e siècle, qui ouvre sur le porche, constitue la partie la plus remarquable de l’église. Il est classé monument historique depuis 1908.
Ce portail présente deux archivoltes en plein cintre aux arêtes  chanfreinées .

Les retombées de l’archivolte interne se font sur 2 colonnettes octogonales, celles de l’archivolte externe sur 2 colonnettes cylindriques.

Quatre chapiteaux ornent le portail, surmontés de leurs tailloirs.

Chapiteau historié aux sirènes : placées sur l’angle, leurs queues dédoublées viennent s’affronter sur les faces ; de leurs bras étirés vers l’arrière, elles s’accrochent mutuellement par leur longue chevelure.
2eme chapiteau : sur une corbeille en tronc de pyramide, le décor est géométrique:  des lianes, des feuilles , des pommes de pin, des palmettes, et un petit personnage debout,  les bras écartés en position d’orant.
3eme chapiteau : différent du second, il présente néanmoins une corbeille élégante  à décor géométrique de   palmettes et de feuilles.
4ème chapiteau : historié, comme le premier, mais sur un fond de feuillages. Il représente  la luxure. Sur l’angle de la corbeille, un personnage est la représentation allégorique du vice. Des serpents s’enroulent de part et d’autre du personnage.
L’église médiévale était formée d’une nef unique. Au 15ème siècle, Soffrey d’Arces fait construire à gauche de l’église une chapelle dédiée à Sainte Catherine, et au 17ème siècle, l’église qui s’avérait trop exiguë, a doublé de surface :
au centre de la nef une pierre tombale « Ci gît Martin décédé le 21 avril 1643 » avec croix, équerre, triangle, marteau… Peut-être le maître d’œuvre de l’agrandissement.
Comme toutes les églises de la vallée, celle de St Ismier fut transformée au 19ème siècle.
2 vitraux de la nef  représentent les deux saints à qui l’église est dédiée, St Ismier et St Philibert.
Au 19ème siècle, l’église fut dotée d’un décor néo gothique (autel, retable, grands tableaux, etc… ) qui fut supprimé après les directives de Vatican 2 pour laisser place à un ensemble moderne plus sobre.
Le vitrail d’Arcabas sur le mur du chevet fut inauguré pour Pâques 1983
Le chemin de croix en terre cuite est l’oeuvre d’Anne Tiessé, paroissienne de St Ismier, ainsi que Le décor du Tabernacle.
5 autres vitraux d’Arcabas ont ét placés près de l’entrée, en 1990
Sur la tribune, un orgue fut installé en 1981, financé par une souscription lancée par l’association pour l’orgue de St Ismier.
C’est une création du maître facteur d’orgue Michel Giroud, de Bernin. C’est un très bel instrument à 2 claviers, en noyer avec filets d’ébène, disposant de 7 jeux pour le grand orgue, 6 jeux pour le positif et 4 jeux au pédalier.
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