Le domaine Randon

Navigation: Accueil / Le patrimoine / Le domaine Randon
A l’entrée de Saint-Ismier le long de la RD 1090, le domaine Randon fut une propriété bourgeoise au XVIII ème siècle avant d’abriter en 1945 l’école ménagère, puis le collège agricole pour filles. C’est aujourd’hui un lycée horticole qui a pour nom « l’École du Paysage ».
Cette maison a appartenu à François Perrier-Lagrange puis à Jean-Gabriel  Marchand, Général d’Empire. Il joua un rôle très important dans le développement de Saint-Ismier qu’il dirigea de 1819 à sa mort en 1851, d’abord comme adjoint, puis comme maire à partir de 1831.
Jacques  César  Randon qui était né en 1795 à Grenoble dans une famille protestante, était le neveu  du Général Marchand, chez qui il séjournait souvent à Saint-Ismier. A la mort du Général Marchand, il hérite  de son titre de Comte et de son domaine. Randon est alors général et ne reçoit son bâton de maréchal qu’en 1856.
Napoléon III  affirme son goût  pour les jardins paysagers dits « à l’anglaise ». L’Empereur offre aux parisiens plus de 1800 hectares de parcs aménagés pour recevoir et acclimater des plantes tropicales, et pour abriter les animaux  venus d’ailleurs.
La conception de ces nouveaux jardins remet en cause le tracé rigoureux cher à Le Nôtre, et privilégie des aspects romantiques et indisciplinés où l’amour de la nature se révèle.
 Randon, ministre de la guerre   puis gouverneur général de l’Algérie , est aussi intéressé par la botanique. Il rejoint  ce courant de pensées qui lui sert de guide pour aménager sa propriété de Saint Ismier.
ginkgo biloba
sophora pleureur
Aujourd’hui encore, le parc du lycée horticole conserve l’empreinte de ce lointain passé : Le tracé sinueux des allées, les pelouses vallonnées et les bosquets d’arbustes disposés çà et là, sont censés créer un paysage naturel dans lequel s’inscrivent quelques arbres isolés à forte valeur ornementale: le sophora pleureur, le ginkgo biloba, le magnolia…

La chapelle Randon: Notre-Dame de la vallée

chapelle
Le Maréchal Randon fait édifier, en 1866, la chapelle Notre Dame de la vallée.  en forme de marabout surmonté d’une croix, d’architecture arabe à connotation romano-byzantine.
Au travers de ce monument, Randon montre son attachement à l’Algérie et affirme sa conversion au catholicisme sous l’influence de sa seconde épouse. C’est d’ailleurs pour elle qu’il l’a construite.
 Au-dessus de la porte d’entrée est placé un écusson aux armes du maréchal; à l’intérieur, les parois de la coupole sont décorées d’arabesques provenant de moulages qui ont été faits à Alger.
La chapelle, désaffectée, a subi les affres du temps. Son dôme est aujourd’hui recouvert d’une protection, en attendant la restauration.
Contactez-nous ( header slider )

Ecrivez-nous

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message