Un patrimoine à préserver et valoriser

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Contrairement à l’habitat pavillonnaire, où la maison d’habitation est plantée au milieu du terrain, le plus souvent à 5 mètres de la voie publique ou 4 mètres de la limite de la propriété, le hameau est un groupement dense d’habitations, dans des secteurs anciens, où les voies de circulation sont étroites.

Les modes de vie du passé agricole ont conditionné l’implantation des maisons de hameaux, qui étaient construites à l’alignement de la voie publique, pour ménager les terres.

Le long de la voie, les maisons sont accolées les unes aux autres, ou séparées par un étroit passage.

Cette disposition a des conséquences :

– une exposition au soleil et à la vue soumise à l’orientation du hameau

– Un équilibre social délicat : La promiscuité des habitants peut être source de richesse dans les rapports humains, mais peut être a contrario source de conflits

Spécificité, richesse patrimoniale, fragilité de l’équilibre, autant de raisons qui expliquent le devoir de protéger ce patrimoine pour le transmettre.

Mais ce principe n’est pas simple à mettre en œuvre, car le hameau n’est pas un monument historique à conserver, c’est un lieu de vie, et comme tous les lieux de vie, il suit l’évolution des conditions de vie. La problématique est donc délicate : comment sauvegarder tout en s’adaptant à l’évolution des modes de vie, de l’économie, de la demande en logements ?

St-Nazaire-les-Eymes en 1908
St-Nazaire-les-Eymes aujourd'hui

La même rue de St-Nazaire-les-Eymes en 1908 et aujourd’hui: Les maisons n’ont pas changé, mais le hameau s’est adapté à des nouvelles conditions de vie.

Monuments et sites classés

 le service du patrimoine départemental de l’Isère expose:

Dès 1794, l’abbé Grégoire réclamait le droit des monuments à « être protégés en vertu de l’idée que les hommes ne sont que les dépositaires d’un bien dont la grande famille a le droit de vous demander des comptes ».Depuis 2004, le Code du patrimoine constitue la référence pour les biens présentant un intérêt « historique, artistique, archéologique, esthétique, scientifique ou technique »

Aujourd’hui, différentes protections existent :
– le classement ou l’inscription au titre des Monuments historiques
– le classement au titre des sites
– les zones de protection du patrimoine architectural, urbain ou paysager (ZPPAUP) qui seront remplacées par des Aires de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP)
– les secteurs sauvegardés
– la règlementation communale et intercommunale.

Le voisinage des monuments historiques est aussi soumis à une règlementation pour garantir la visibilité du monument.

Parmi une vingtaine de monuments historiques en Grésivaudan, on peut citer:

Fort Barraux
prieuré de Domène
chateau du Touvet

Le Fort Barraux,  les ruines de l’ancien prieuré de Domène, ou le château du Touvet,  sont classés.

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abbaye des Ayes
tour d'Avalon
Tencin

l’ancienne abbaye des Ayes, la tour d’Avalon ou le château de Tencin,  sont inscrits.

La grange d'Epinay

 La grange d’Epinay, sur la commune de La Ferrière d’Allevard  est le

seul site classé au titre du patrimoine rural en Grésivaudan. Elle bénéficie du label « Patrimoine en Isère »

Les bâtiments et zones classées dépendent de la décision de l’ABF (architecte des bâtiments de France) qui malgré les récentes modifications, joue encore un rôle primordial dans la protection du patrimoine.
En revanche, les hameaux sont des constructions « ordinaires », même s’ils sont   remarquables et en harmonie avec l’environnement. Aucune réglementation ne protège ce patrimoine, aucune instance ne s’impose, comme l’ABF pour les bâtiments classés.

Or, il appartient au maire de décider du sort de ces habitats remarquables, le maire qui a tous les pouvoirs, dans le cadre règlementaire défini par le code de l’urbanisme, le PLU ou encore parfois le POS . Et dans ces cadres, rien (généralement) ne distingue les hameaux anciens des autres quartiers d’habitations, y compris des lotissements pavillonnaires.

Cela démontre bien la nécessité et l’urgence à entreprendre une démarche bien avant l’élaboration des plans locaux d’urbanisme, qui pourrait conduire à des dispositions ne relevant pas de la simple décision locale.

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