Un habitat hérité du passé rural

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L’ancienneté de cette forme d’habitat s’explique par la nature, mais aussi par la voie de passage que représente la vallée du Grésivaudan, et ceci dès l’antiquité gallo-romaine, entre les régions rhodaniennes et les grands cols alpins. Les itinéraires évitaient le fond de la vallée, et passaient par les collines et les piémonts.

On s’accorde à reconnaître que le hameau est une forme traditionnelle d’agglomération rurale du haut moyen âge, pourtant le terme même de « hameau » est relativement récent, puisqu’on désigne par « village » tout groupe d’habitations avec ou sans établissement religieux, jusqu’au 16ème siècle. Ensuite on désigne par le terme de « hameau » les villages sans clocher, laissant aux agglomérations avec clocher l’appellation de « village ». A la Révolution Française, les hameaux peu à peu rattachés à une paroisse vont constituer la commune.

Depuis le Haut moyen âge, la grande propriété domine, appartenant à des nobles ou des ecclésiastiques. Quelques grands propriétaires possèdent la majeure partie des terres. Ils louent des parcelles à des petits propriétaires ou à des artisans, suivant le mode de fermage partagé entre argent et récolte.

La Révolution a démembré quelques uns de ces vastes domaines, rachetés par parcelles par des paysans . Ainsi commence à se répandre la petite propriété de 2 à 5 hectares.

La petite propriété sera majoritaire, et même la très petite propriété se généralisera en Grésivaudan. Ces schémas sont très visibles dans les parcellaires anciens.

cadastre 1811

Ainsi, à titre d’exemple le cadastre parcellaire de Saint Ismier, créé en 1811, après la décision prise par Napoléon 1er en 1807 de compléter son code civil par un cadastre parcellaire, découpe le territoire de la commune de 14,9 hectares en 33 hameaux qui gardent leurs anciens noms.
La population est dispersée en une multitude de hameaux: 53 dans la commune d’Allevard, 22 à Biviers, 33 à Saint-Ismier.

Revel

Cette dispersion s’explique par l’abondance de l’eau dans le sol, la difficulté de circulation qui incite les cultivateurs à s’installer sur leurs terres plutôt que dans un village central, et par d’autres facteurs économiques et historiques.

La toponymie peut expliquer l’origine des hameaux: Les noms des hameaux peuvent signaler une particularité géographique liée à l’eau: les Fontaines, le Fontanil, le Puits, les Eaux…à la végétation : le Fayet, le Grand Pré, Boissieu, le Fragnès, le Fangeat, Pageonnière… à la topographie : Bellecombe, la Combe, le Mollard, la Gorge, le Crêt, le Plan, l’Adret, le Mont.

Certains gardent le souvenir des anciennes activités : le Martinet, le Fourneau, les Celliers, l’Argentière… D’autres tiennent leurs noms de l’origine des constructions : le terme latin villa désigne fréquemment un hameau , comme Le Villard à Ste Marie du Mont ou à La Combe de Lancey, Villard benoit, Villard noir, Villard Didier à Pontcharra, le Villard au Cheylas, Villard Bozon à Goncelin, la Villette, le Villaret à Theys, Villard-château, Villard Bernard aux Adrets… de même que les Masures au Moutaret, le Mas Lary, le Mas Vannier, le Mas Julien à La Combe de Lancey, ainsi que la Bâtie, le Fort …

Enfin, le nom de nombreux hameaux provient des familles qui se sont installées sur les terres : Chapelat, Mailles, Le Trait, Perrot, Perrin à Morêtel de Mailles…Les Massons, les Varciaux, les Bouts à St Ismier…les Cavaz à Pinsot, les Bruns, Avalon à St Maximin…

Ste-Agnès

En Grésivaudan, Il n’y a presque pas de maisons isolées, toute la population se regroupe en hameaux, pour ménager les terres fertiles ou exploitables. Pour autant, les hameaux n’ont pas partout la même forme :

Le plus généralement, sur les replats, les hameaux sont groupés « en tas », les maisons serrées les unes contre les autres sans ordre.

Lorsque la pente est plus forte, les maisons s’étagent les unes au-dessus des autres pour que toutes puissent profiter du soleil ; c’est surtout le cas pour les secteurs les plus élevés, où les rigueurs du climat rendent nécessaires les expositions plus ensoleillées.

Lorsque le relief rend les communications difficiles, les maisons se rapprochent des principaux accès, et les hameaux sont donc alignés le long des routes.

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